Retrouvez-nous sur Facebook Bienvenue sur le site de la ville du Pin
Découvrir le village

Le Pin d’antan, un livre sur l’histoire du village

Le Pin d’antan, Lucette de Grenier

Le Pin, un livre sur l’histoire du village

L’association Loisirs et Culture a édité en 2012 « Le Pin d’antan », un livre sur l’histoire du village. Une initiative bienvenue car aucune publication sur le sujet n’existait jusqu’alors.


Lucette de Grenier & son livre « Le Pin d’antan »

« Début 2009, lors d’une exposition de cartes postales anciennes et photos de classes d’élèves organisée pour les 20 ans de notre association, des visiteurs nous ont suggéré l’idée de faire un livre » se souvient la présidente de Loisirs et Culture, Lucette de Grenier. Ancienne directrice de l’école du Pin, résidant dans la commune depuis 1960, férue d’histoire, membre de la SHCE (Société d’histoire de Claye et environs) et de la SAHC (Société archéologique et historique de Chelles), elle était plus que quiconque à même de rédiger un tel ouvrage. Le livre s’appuie sur des cartes postales éditées dès la fin du 19e siècle, des documents officiels et témoignages d’habitants recueillis depuis 1985 par Lucette de Grenier. Le lecteur découvrira ainsi au fil des 220 pages l’origine des rues, les principaux édifices, mais aussi les évènements, joyeux ou tragiques, qui s’y sont produits.


Première garderie d’enfants

Le château occupait l’emplacement actuel de la halle et de la cantine scolaire avant qu’il ne soit démoli en 1971. A proximité, le bâtiment école-mairie mis en service en 1847. Le maître d’école officiait au rez-de-chaussée et la mairie se trouvait à l’étage. Première garderie du genre, une salle d’asile est ouverte dans le logement de l’instituteur pour accueillir les jeunes enfants dont les mères travaillent aux champs. En 1891, rue Grognet, est construite la villa Marguerite, du nom de l’épouse d’Auguste Mille qui sera maire de 1940 à 1943. Le charcutier Cochonot (un nom prédestiné) dépose en 1900 un projet pour ouvrir une charcuterie aux normes sanitaires et un bureau de poste s’installe Grande-rue début 1907. Après l’abandon de la viticulture, on développe la culture des fraises et fait appel à des Bretonnes, ouvrières saisonnières, qui arrivent en mai et repartent à l’automne.

L’exploitation du gypse

En 1829, le sous-préfet de Meaux recense déjà cinq plâtrières qui extraient le gypse et le vendent comme matériau de construction. Mais c’est au début du 20e siècle que son exploitation prend réellement de l’essor. En 1931, Edmond Delacourt, maire de la commune, exploite une plâtrière de 8 hectares à ciel ouvert. Un carrier de l’époque, ouvrier des Charbonnages du Nord, a témoigné : « Tout se faisait à la main, au coup de pic, tous les 4 à 5 cm et à la pince. On montait sur le tas abattu pour achever le reste. Les tirs se faisaient avec des cartouches de sciure de bois imprégnées d’oxygène liquide. Des fois, ça provoquait des coups de retardement, mais tous les gars rentraient quand même dans les galeries ».

Les guerres ont défilé

« Le bon roi Henri IV est forcément passé ici. Il allait de Claye à Chelles pour la bataille contre le duc de Parme en 1590. Plus tard, lors de la bataille de Claye, c’est d’ici que les troupes napoléoniennes donneront l’assaut contre les Russes et les Prussiens. Curieusement, c’est la guerre de 1870 qui a le plus marqué le village. Certainement parce qu’il a été occupé par les Prussiens et les Saxons installés dans la mairie. Tous les habitants étaient partis à Paris… sauf le curé, un certain Deramey, un sacré phénomène » souligne Lucette de Grenier. Dès novembre 1914 et jusqu’en 1921, le village a été un centre de repos pour les soldats. Ils résidaient chez l’habitant et envoyaient des cartes postales à leurs proches. Rue de Courtry, sur la façade du bureau de poste où se touvait le lavoir jusqu’en 1964, une plaque à la mémoire de Charles de Bagneux. Parti à bicyclette de Paris, il sera fusillé par les Allemands le 28 août 1944 pour non respect du couvre-feu qu’ils ont institué après les pertes qu’ils viennent de subir à l’aérodrome de Chelles-Le Pin. « Ce travail exceptionnel va permettre aux Pinois de voir sous un angle différent ce que fut notre village. Pour le premier magistrat d’une commune comme Le Pin, ces renseignements sont indispensables » a reconnu, admiratif, Jean-Paul Pasco-Labarre, maire du Pin.

Une présentation du livre a eu lieu le samedi 31 mars 2012 à la salle des fêtes, rue du Château.

« Le Pin d’antan » Prix : 25 euros. Loisirs et Culture – BP 10 – 77181 Le Pin – Tél : 01 60 26 22 56

Photo & texte de Serge Moroy extraits du site :
http://villevaudeassocs.typepad.fr/villevaude/page/16/